jeudi 3 août 2017

Livre : "L'insurrection qui vient" - comité invisible


Bon, je sais, j’ai dix ans de retard. Ce bouquin est paru en 2007, avec une réactualisation en postface de 2009. Mais je l’ai croisé l’autre jour à la librairie d’Autun (« La promesse de l’Aube », qui est plus qu’une promesse), et j’ai eu envie de me plonger dans ces lignes. J’sais pas vous, mais depuis l’élection de Macron, j’ai la révolte, la révolution qui me démangent. J’aime pas les traîtres, les faux derches, les imposteurs. Á mes yeux, il est tout ça à la fois. Et maintenant, président !...

Alors, pourquoi pas une insurrection. Ce livre a été écrit après les émeutes des banlieues en novembre 2005, après les manifs (victorieuses) contre le CPE. L’affaire de Tarnac (inculpation de 9 personnes  pour sabotage sur des caténaires de TGV, avec emprisonnement, soupçons de terrorisme et autres fariboles policières) est venue un peu après, alors que le bouquin était déjà paru. Cela a donné un retentissement important au livre.

Le constat est accablant pour un système dont les auteurs ne retiennent rien. Tout est à balayer, y compris les espaces de contestation, de résistance : syndicats, organisations politiques, écologie. La filiation situationniste a été évoquée au sujet de ce livre, et ce n’est pas un hasard. Tout y passe, tout est à rejeter. Pour ce qui est du capitalisme et ses avatars, je suis d’accord. Pour le reste, ça se discute. Certes, le monde politique et syndical ne brille pas vraiment, mais des espaces alternatifs ne sont pas à rejeter systématiquement. Ne serait-ce que pour survivre dans une société bien dure.

La résurrection sortira de la catastrophe, pour le « comité invisible ». Pourquoi pas. Les solidarités permettent de faire face dans ces cas-là. Mais il manque un nom, une tendance pour cette résurrection. Il apparaît dans la postface de 2009 (« Mise au point ») : communisme.

Ok. Quel communisme ? Mystère. Je m’insurge volontiers contre certaines formes de communisme. Et je n’aime pas l’invisibilité, l’anonymat, revendiqué comme moyen de lutte. Bref, cette insurrection me laisse sur ma faim. J’ai acheté « Á nos amis », écrit en 2014. J’aurai un complément d’information salutaire, je n’en doute pas…

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