vendredi 9 décembre 2016

Livre : "Petit pays" - Gaël Faye


« Mon père disait que le jour où les hommes arrêteront de se faire la guerre, il neigera sous les tropiques. » (p. 193)

         Je n’ai pas pour habitude de commencer par une citation. Mais celle-là s’imposait. Le roman démarre bien tranquillement. On suit l’enfance de Gaby au Burundi. Il a ses amis, sa sœur, son papa avec qui il vit. Ses parents sont séparés. Gaël Faye décrit cette enfance avec une plume alerte, plaisante, qui nous fait sourire, voire même rire franchement. Son humour est imprégné de l’insouciance de l’enfance.
Petit à petit, la vie bascule. Une partie de la famille est au Rwanda tout proche. Le lecteur se doute bien que les Hutus et les Tutsis sont tapis dans l’ombre, pas loin. Nous sommes dans les années 1992 / 93. La vie dans ce quartier protégé de la capitale du Burundi (Bujumbura) ne sera pas éternellement à l’abri de la folie des hommes.
La plume de Gaël Faye est aussi efficace pour les horreurs, qu’elle l’a été dans les premières pages pour les mille et une aventures de la bande de copains. C’est d’ailleurs les mêmes copains qui seront confrontés, ensemble ou séparément, à l’horreur. La fin est dure, pour Gaby, pour le lecteur, pour les milliers de victimes de cette folie des hommes.
Ce livre vient d’avoir le prix Goncourt des lycéens. Bravo pour le choix.
Lycéens, n’oubliez pas, dans votre future vie d’adulte, que vous avez couronné ce livre.
Faites le maximum pour que de telles horreurs ne soient plus possibles. Il me semble que c’est pour cela que Gaël Faye a écrit « Petit pays ».
Pour que tous les petits pays du monde puissent vivre en paix.






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