samedi 17 septembre 2016

Livre : "Anna Karénine" - Léon Tolstoï


           
      Ce fut un été russe, côté lectures. Après Dostoïevski, Tolstoï. J’ai apprécié ce roman, même si Tolstoï se complait parfois à de longues descriptions qui peuvent démobiliser le lecteur.
« Anna Karénine », c’est l’histoire d’une femme, belle, mariée, mère d’un garçon, qui tombe amoureuse du comte Vronski, et qui quitte son mari. Très compliqué dans la société russe traditionnelle et bourgeoise de l’époque. D’autant plus que le mari refusera le divorce. On sent derrière cela la critique de l’auteur vis-à-vis du mariage, de la tradition. Anna Karénine tentera de vivre le plus fièrement possible cette situation. Mais le poids des usages de l'époque, l’attitude de Vronski, l’entêtement de son mari à refuser cette séparation, à vouloir garder leur fils, tout cela contribuera au malheur d’Anna Karénine. Qui, de plus, se fait parfois des idées fausses sur l’attitude de Vronski.
Á côté du récit de la vie de cette femme, le lecteur découvrira petit à petit le personnage de Levine (en fait, on comprend que ce Levine est Tolstoï). Il devient petit à petit, le personnage principal de la fin du roman. Ce propriétaire terrien « éclairé » nous fait percevoir l’impact de l’abolition du servage dans la Russie de l’époque. Cette abolition a complètement transformé la paysannerie, dans un pays où l’agriculture est prépondérante, ne serait-ce que par l’immensité des espaces disponibles pour les cultures ou l’élevage.
Á travers Levine, le lecteur retrouve aussi le Tolstoï profondément religieux, chrétien. Cela, pour moi, a beaucoup alourdi la fin du roman. Malgré cette critique d’athée pratiquant, Tolstoï mérite qu’on passe du temps avec lui. Je lui pardonne volontiers ses travers (longueur, convictions humanistes trop mêlées à la religion pour ce qui me concerne). N’hésitez pas à fréquenter le vieux Léon, ça ne peut pas faire de mal…

            Un lien :
lignesenstock avait déjà fait un petit détour du côté de Tolstoï

Pour la bonne bouche, je ne résiste pas à une citation :

p. 157 : " L'amour, c'est comme la scarlatine, il faut avoir passé par là" 







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