lundi 12 septembre 2016

Film : "Rester vertical" - Alain Guiraudie


Rester vertical. C’est pour le loup. Face à lui, face à la meute, c’est la seule façon de résister.
J’ai du mal à qualifier ce film. Télérama le considère comme un film politique. Peut-être. Le thème du loup, le thème de la fin de vie, la sexualité (homo ou hétéro), très crue dans le film, l’éducation (élever un enfant tout seul quand on est un homme), la médecine naturelle, les derniers paysans, les SDF.
On trouve tout ça dans l’épuisette de « Rester Vertical ». Et j’en suis sorti épuisé. Par la longueur (certains plans, certaines scènes auraient mérité, à mon sens, d’être raccourcies). Par la dureté, la crudité de certaines images.
« Eh, pépère, tu vieillis ? ». Sans doute. Mais ce cinéma « rentre dedans » fait-il réfléchir plus parce qu’il dérange ?
Ce n’est pas un mauvais film, loin de là. Le spectateur se retrouve un peu comme le héros… Il erre d’une scène à l’autre, d’un personnage à l’autre, un peu perdu. Puis, la meute l’entoure, il contemple le générique, et il se retrouve dans la rue, toujours perdu.
Il a passé une heure trois quart (environ) assis. Il se retrouve vertical, paumé dans tout ce qui vient d’être abordé. Il n’arrive pas à dire du mal de ce film, il n’arrive pas à dire du bien.
Du coup, il se tait.
            Je me tais.








Avec Damien Bonnard, India Hair, Raphaël Thiery, Basile Meilleurat, etc.




 

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