samedi 30 avril 2016

Livre : "L'identité, c'est la guerre" - Roger Martelli

                      
      Le titre m’a attiré, glané sur Mediapart, me semble-t-il. Mais au-delà du titre, qui me convient tout à fait, la lecture a été difficile. L’auteur nous explique sa colère de voir les thèses d’extrême-droite envahir le débat intellectuel français. Pour lui, le travail de dénigrement systématique de l’immigration et de ses supposés effets pervers a porté ses fruits dans les esprits, ceux de droite comme ceux de gauche, malheureusement.
La mode est actuellement au souverainisme. C’est moi qui le dis avec mes mots. Les mots de Roger Martelli ne sont pas les miens, et j’ai trouvé dommage qu’il se complaise à utiliser une langue parfois bien complexe pour expliquer que le nationalisme, c’est la guerre.
Il termine avec dix propositions intéressantes (« dix thèses contre la peur »). Le livre devient alors plus lisible (pour un lecteur de mon niveau…). Cela peut se résumer par la mise en place d'une réelle lutte contre les inégalités, associée à une régulation mondiale qui permette de sortir de la logique identitaire (« eux contre nous ») pour mettre en place une logique du commun (c’est le terme qu’il emploie). « Tout esprit national conséquent doit intégrer cette évidence : les êtres humains décideront ensemble de la survie, de l’asphyxie ou de l’apocalypse », nous dit-il. Ça fait un peu froid dans le dos (surtout l’apocalypse…), mais c’est somme toute assez vrai.
Sa conclusion est « Ouvrons les prisons ! ». Bravo. Mais attention à la prison du langage, qui peut rendre un livre bien obscur, malgré de très bonnes intentions…
Je ne résiste pas à vous livrer le dernier paragraphe du bouquin qui est, lui, très clair :
« L’extrême-droite nous a imposé l’obsession de l’identité. Si nous voulons la faire reculer, nous devons nous dégager de la nasse qu’elle nous a savamment construite. N’acceptons ni la frénésie de la puissance, ni le repliement des nationalismes, ni l’angoisse de l’état de guerre, ni la prison des identités. Ne mettons même pas le petit doigt dans l’engrenage. Nous finirons par y être broyés. »





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