dimanche 20 mars 2016

Livre : "Et si on aimait la France" - Bernard Maris



Ce titre m’intrigue depuis quelques mois. Du coup, je suis allé y voir de plus près. J’appréciais Bernard Maris dans Charlie-hebdo (« Oncle Bernard » et ses leçons d’économie), je l’appréciais sur France Inter, quand il débattait avec Dominique Seux, des Échos. Je l’appréciais moins le samedi matin, dans ses portraits un peu déjantés sur les grands dirigeants ou financiers de ce monde.
Je n’ai pas bien compris à quoi servait ce livre. Sans doute à nous montrer l’érudition de l’auteur. Á nous rappeler qu’il est de Toulouse, qu’il a voyagé, qu’il s’y connait en métissage, en immigration, en émigration. Par contre, je n’ai pas senti qu’il souhaitait nous faire aimer la France, contrairement à ce que nous dit le titre. J’ai perçu une espèce de nostalgie pour une France qui a rayonné, et qui rayonne moins. Il s’en défend, et pourtant, c’est ce qui ressort, me semble-t-il.
On y trouve l’éloge des bobos parisiens, l’éloge de la province. On y trouve la galanterie française, la France urbaine, la France péri-urbaine. On y trouve des considérations sur la démographie, la France mélangée avec ses diverses origines. On y trouve inévitablement la République, mise à toutes les sauces ces derniers mois.
C’est un peu la Samaritaine, ce bouquin. Mais je n’y ai pas trouvé le Bernard Maris que j’aime.
Moi aussi, je suis nostalgique…

Et en plus, vieux filou, tu n’es plus là pour que je puisse mieux comprendre.
Saloperie de kalachnikov.













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