lundi 18 janvier 2016

Livre : "Dans le café de la jeunesse perdue" - Patrick Modiano



En exergue du roman, une citation de Guy Debord :

« Á la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une sombre mélancolie, qu’ont exprimé tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue. »

Voilà, voilà. Tout est dit, ou presque ! C’est beaucoup moins drôle que « Le Songe d’une nuit d’été », par « La Bande à Mandrin » (cf article précédent).
Ce roman de Patrick Modiano se traîne plus dans la nostalgie que dans la mélancolie, mot qui me semble un peu fort. Modiano est nostalgique d’un Paris qui n’existe plus, de bistros qui n’existent plus, d’artistes (vrais ou faux) qui n’existent plus. D’amours qui n’existent plus. Ils existent sans doute autrement. Mais Modiano ne veut pas le savoir. Il a besoin de se balader dans ce temps qui n’est plus.
On s’y balade avec lui, et au début, on s’y perd. Le lecteur est tantôt homme, tantôt femme. On est un peu dérouté à la table de ce drôle de café. Puis, on se laisse porter, à la recherche de Louki (Jacqueline). Tout le livre est une recherche. La recherche d’une femme.
La recherche d’une jeunesse.
Perdue ?
Non. Patrick Modiano l’a couchée dans ces lignes. Elle n’est donc pas perdue, ni pour l'auteur, ni pour le lecteur.
Louki, par contre, elle…






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