lundi 14 janvier 2019

Livre : "Le Trésor de la Sierra Madre" - B. Traven


J’ai continué sur ma lancée après « La révolte des pendus ». J’ai trouvé ce bouquin moins percutant, plus convenu. Nous sommes toujours dans les contrées des indiens, avec trois « aventuriers » qui partent à la recherche d’or. J’ai écrit aventuriers entre guillemets, car de fait, ce sont plutôt trois pauvres hères, sans boulot, désargentés, presque sans logis. La recherche de pétrole n’embauche plus. Il reste le mythe de l’or.

Ils partent dans le désert, et triment dur pour arracher quelques poussières d’or au sable. Je ne dévoilerai pas la suite. Le Trésor tant rêvé deviendra-t-il un Trésor réel ? Ce qui est sûr, c’est que l’être humain devient un autre homme quand il est en possession de quelques richesses. La solidarité est alors mise à rude épreuve. Sans oublier les bandits de grands chemins.

De fait, la sagesse des indiens, pour qui l’or n’est qu’une source de conflits inutiles, imprègne la fin du roman. B. Traven nous conte cette recherche d’un hypothétique Graal avec des lignes justes, avec un regard sur les relations humaines fin et subtil.

Si vous n'avez pas peur du désert et de ses chemins parfois un peu longuets, n'hésitez pas à partir à la recherche du Trésor de la Sierra Madre.

Autre livre de B. Traven sur lignesenstock :

La révolte des pendus 






mardi 8 janvier 2019

Livre : "L'inconsolable et autres impromptus" - André Comte-Sponville


Livre offert pour mon fils. Un p’tit coup de philo, ça ne peut pas faire de mal, s’est-il dit. Il s’agit d’une quinzaine de textes, du style « Variations sur un thème ». Variations philosophiques, évidemment. Plus ou moins accessibles, plus ou moins intéressantes.

Que retenir ? L’inconsolable, qui donne le titre au bouquin, n’est pas le texte qui m’a marqué le plus. Les variations sur Beethoven ont présenté pour moi un inconvénient : je ne suis pas assez connaisseur de Beethoven, ni de musique classique, pour apprécier. « De l’ennui et de l’école » ne m’a pas ennuyé en ce qui concerne l’ennui ( ! ), mais m’a contrarié sur l’école. La vision de l’auteur est pour moi trop traditionnaliste, trop « vieille école », justement.

La nouvelle alliance qui apparaît aux yeux de l’auteur autour des droits de l’homme, de la liberté, de l’humanisme, contre l’intégrisme, le fanatisme, me semble une évidence. Même si cette alliance passe, de la part des athées (Comte-Sponville s’en revendique, tout comme moi), par un soutien aux chrétiens persécutés. J’ajoute volontiers, même si je ne suis pas d’accord avec eux, que ce soutien doit s’étendre à tous les persécutés, de quelque croyance qu’ils se revendiquent.

Les autres variations, sur la nature, sur Louis Althusser, sur la passion, nourrissent une gymnastique intellectuelle intéressante, élargissent nos connaissances, nos réflexions. J’ai aussi aimé me poser des questions, accompagné par l’auteur, autour de quatre – ismes : naturalisme, matérialisme, rationalisme, actualisme, l’actualisme étant une réflexion passionnante autour du temps. Seul le silence met tout le monde d’accord ? « La vérité n’est pas un discours ». (p. 284).

J’arrête mon discours…




vendredi 4 janvier 2019

Livre : "Cabu Une vie de dessinateur" - Jean-Luc Porquet


En principe, je ne chronique pas ce type de gros livre. Pour une raison très simple, je les lis rarement en entier. Je parcours, je me balade dans les illustrations, dans les textes. Puis, je les range sur une étagère, et les feuillette de temps à autre. En plus, ils ne sont pas pratiques à lire dans le métro, ou à la sieste… Je pensais qu’il en serait de même pour cet énorme bouquin, offert pour mon anniversaire.

Eh bien non. Si ce n’est au tout début (et encore), j’ai tout lu. Faut dire que Cabu, Charlie Hebdo, Le Canard enchaîné, c’est un peu un résumé de ma vie. J’exagère ? Á peine. Il suffit que je me plonge dans les dessins de l’ami Cabu, et j’y suis. Dans sa vie. Dans ma vie. Pour être tout à fait complet, il faut ajouter Cavanna. Personne n'est parfait, une dose de « Bête et méchant » ne peut pas faire de mal ! 

Jean-Luc Porquet / Cabu. Un vieux couple, brisé à la kalachnikov. Et merde. J’ai pas encore vraiment réalisé, je crois. Un vieux couple ? Ben oui, Jean-Luc Porquet tient la chronique « Plouf » depuis fort longtemps (depuis toujours ?), dans le Canard. Ses lignes sont la plupart du temps à dominante écolo. Voire pacifiste. Et Cabu, fidèlement, lui illustrait. Vieille complicité, vieille amitié qui permet à Jean-Luc Porquet de nous livrer une superbe biographie du dessinateur.

Que vous dire de plus ? Que ce gros livre ne peut pas se lire partout, comme je l’ai déjà dit. Il est trop gros, justement. Mais c’est grâce à ça que vous saurez tout.

« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur Cabu ! ».

Grâce à Jean-Luc Porquet. Un grand merci à lui pour ce beau travail.

Vieux réflexe antimilitariste. Je n'ai pas pu résister...


Vu par Pétillon. Il dessinait dans son dos, dans sa poche...
Sa fierté : être journaliste.





















Cabu par lui-même. Affiché chez nous depuis ce put... d'attentat.









Ciao, et merci pour tout.













reçu par Facebook le 8 / 01 / 2019 : Cabu était passé à radio Canut, la radio rebelle de Lyon. Bien entendu, il avait fait un dessin. Merci Fabien.